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Le POURQUOI du COMMENT !!!

Le POURQUOI du COMMENT !!!

Pour les esprits !!! Quand on boit de l'eau, ne jamais oublier sa source, J'AI DIT !


Catharismes...

Publié par Platelayer sur 9 Avril 2008, 22:18pm

Catégories : #Culture

Un peu d'histoire sur les Cathares !!!

 
 
 
Dans la doctrine Cathare il est dit qu'il existe un Dieu, source de perfection, bonté suprême. Ce dieu a créé toutes les choses célestes et éternelles. A coté de lui, il y a Lucifer, le porteur de lumière, qui est le plus parfait des êtres issus de Dieu. Lucifer ou Satan, s'oppose à dieu et se révolte contre lui. Mais il est vaincu dans ce combat. D'Eternel qu'il était avec son Père, il devient temporel, entre dans le temps, il est déchu. Dieu, cependant, lui accorde l'autorisation d'organiser le monde d'en bas, dans lequel il est tombé. Lucifer créé les corps et il les anime en y enfermant deux anges, Adam et Eve. Ce monde ainsi créé par Satan est à l'opposé du monde de Dieu. C'est le monde de la matière, par conséquent un monde mauvais. La matière, pour les Cathares, est le plus bas degré de l'émanation, au-delà duquel il n'y a plus que le néant. Satan ne peut que se complaire dans ces éléments corrompus  
 
 
LES PARFAITS 
 
Ils sont les pasteurs du troupeau. C'est parmi eux que sont désignés les membres les plus élevés de la hiérarchie Cathare, les évêques et leurs fils majeurs et mineurs. Pour devenir parfait, il faut avoir reçu le consolament.  
 
C'est le seul sacrement admis par les cathares qui rejettent tous les autres sacrements chrétiens, manifestations d'idolâtrie. Le consolament est le vrais baptême spirituel opposé au baptême par l'eau du christianisme. Ce baptême ne peut être conféré qu'aux adultes conscients de leur acte. Le croyant suivait un jeune de plusieurs jours avant être admis a recevoir le sacrement. La cérémonie se passait en présence de la communauté des croyants.  
 
L'évêque remettait au postulant le Livre, c'est-à-dire l'évangile de saint Jean, puis le futur parfait prononçait les veux qui l'engageaient dans sa nouvelle foi. Ensuite, le postulant confessait ses péchés et en demandait pardon.  
 
 
LA REINCARNATION 
 
Pour les Cathares, les âmes des hommes retrouveront leur identité première par des réincarnations successives et purificatrices. Satan lui-même sera sauvé. Les Cathares croyaient donc en la réincarnation. C'est pourquoi ils devaient s'abstenir de toute nourriture carnée, car la chair est impure et le corps d'un animal peut être la réincarnation d'une âme en quête de Rédemption. Il devait évidemment s'abstenir de tout rapport sexuel. Le parfait rejetait le mensonge, la colère, l'homicide.  
 
 
LA DOCTRINE CATHARE 
 
La doctrine cathare peut donc se résumer de la façon suivante:  
c'est par l'esprit et par la connaissance, que l'homme arrivera finalement à la lumière, à la liberté, et sera ainsi sauvé. 
 
 
CROISADES CONTRE LES ALBIGEOIS 
LES CAUSES 
 
En 1178 les différents papes avaient envoyé en France quelques légats pour convertir les hérétiques. Malgré leurs quelques succès, ils ne réussirent pas à enrayer l'hérésie. Mais en janvier 1198 un nouveau pape était élu. Agé de trente-sept ans, Lothaire Conti, qui devait être le pape de la croisade albigeoise, prit le nom d'Innocent III. Les années passèrent. Les progrès de l'hérésie cathare s'amplifiant, Innocent III décida d'agir avec plus d'énergie que ses prédécesseurs. En 1205 il nomma légat Pierre de Castelnau qui fini par excommunier le comte de Toulouse Raymond VI, jugé trop tiède. Le pape lui-même adressa au comte de Toulouse, une lettre très dure dans laquelle il le traitait (d'impie, cruel et dur tyran), et menaçait de le déposséder de toutes ses terres. L'étincelle fatale, qui provoqua l'embrasement fut, le 14 janvier 1208, l'assassinat du légat du pape, Pierre de Castelnau, près de Saint-Gilles-du-Gard, terre de Raymond VI. Sans doute l'œuvre d'un écuyer du comte de Toulouse. C'était un crime grave. Non seulement il s'agissait d'un prêtre, mais surtout du représentant direct du pape. En apprenant la nouvelle de la mort de son légat Innocent III réagit avec vigueur. Il prit la décision de lancer la croisade. Les terres du comte de Toulouse seraient exposées en proie. IL écrivait au roi de France Philippe Auguste: "Confisquez les biens des comtes, des barons et des citoyens qui ne voudraient pas éliminer l'hérésie de leurs terres, ou qui oseraient l'entretenir. Ne tardez pas à rattacher leur pays entier au domaine royal...." Mais l'espérance du pape avait été bien déçue, car il n'avait jamais reçu de réponse du trop fin politique qu'était Philippe Auguste.  
TOULOUSE ECHAPPE A LA CROISADE 
Innocent III jeta l'anathème solennel sur Raymond VI et déclara ses terres exposées en proie, appel direct à la croisade adressé au roi de France ainsi qu'à tous les comtes, barons et chevaliers du royaume. Philippe Auguste répondait enfin, mais sèchement: Il rappela au pape que c'était à lui seul, suzerain du comte de Toulouse, qu'il appartenait légitimement d'exposer en proie, pour une guerre sainte de conquête, les terres de son vassal et durant plusieurs mois, il bloqua toute possibilité de croisade en interdisant aux barons de France d'y participer. Ce ne fut qu'en 1208 que le roi, harcelé par ses vassaux que tentaient l'aventure et le profit, fini par accorder au duc de Bourgogne et au comte de Nevers l'autorisation de se croiser. Lui-même se bornait à considérer les événements de loin. L'armée de la croisade se préparait. Aussi le comte de Toulouse qui était loin d'être un sot et qui se s'entait en infériorité se soumit au pape. Il fut alors convoqué à Valence par le légat du saint père, il promit tout ce que l'on exigeait de lui. Il remit en gage sept de ses plus importantes forteresses de Provence et dans la région du Rhône. Ensuite il fit la promesse de rejoindre la croisade. Puis il prêta serment sur les Evangiles et les reliques, il promit d'obéir aux ordres du pape et accepta d'être à nouveau excommunié s'il se parjurait. Toulouse échappait à la croisade, mais pas le reste du midi. Les croisés s'étaient assemblés en bourgogne. Elle était composée de troupes venues du nord de la France, en particulier de l'Ile-de-France. Elle fut placée sous le commandement du duc de Bourgogne, du comte de Nevers et du comte de Saint-Pol. L'autorité suprême, au nom du pape, était exercée par l'abbé de Citeaux, Arnaud- Amaury, homme de guerre autant qu'homme d'église  
 
 
BEZIERS VILLE MARTYRE 
 
Le vrais début de la croisade commença devant Béziers le 21 juillet, le légat Arnaud-Amaury somma les habitants de livrer les hérétiques s'ils voulaient être épargnes. Les Biterrois refusèrent:(plutôt être noyés dans la mer), dirent-ils. Le 22 juillet, il tentèrent une sortie. Ce fut le drame. La ville fut prise, les habitants massacrés dans un carnage effroyable. Toute la population y passa, hommes, femmes, enfants, vieux comme jeunes, chrétiens comme hérétiques, plus de vingt mille morts. Plus de sept milles personnes qui s'étaient réfugies dans l'église de la Madeleine furent massacrés. C'est à cette occasion que le légat Arnaud-Amaury, dit à ceux qui lui demandaient Comment distinguer les bon catholiques des hérétiques, répondit: (Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens). A l'annonce du sac de Béziers, Narbonne se soumit. L'armée put donc continuer sans encombre en direction de Carcassonne  
 
 
CARCASSONNE 
 
Le siège de Carcassonne commença le 1er août. Il devait durer quinze jours. Les assiégés résistèrent avec acharnement sous le commandement de leur jeune vicomte Raymond-Roger Trencavel. Le roi d'Aragon, Pierre II, avait essayé d'offrir sa médiation. Les conditions dictées par Arnaud-Amaury étaient telles que Trencavel les refusa et préféra rester avec ses sujets. Mais la vie des assiégés devint telle que le vicomte, ému par l'état lamentable dans lequel se trouvaient les habitants, s'offrit en victime aux chefs de la croisade à condition que ses sujets obtinssent la vie sauve. Lui-même resterait en otage. Les termes du marché furent acceptés: les habitants purent sortir en emportant le minimum d'affaires. Trencavel fut emprisonné. Cependant, au lieu d'être relâché par la suite, comme les croisés s'y étaient engagés, il mourut trois mois plus tard dans un cachot, victime d'une épidémie affirmèrent ses vainqueurs, mais vraisemblablement empoisonné.  
 
 
SIMON DE MONTFORT 
 
Simon, seigneur de Montfort-l'Amaury, en Ile-de-France, comte de leicester en Angleterre par sa mère. Il devint le chef des croisés après le départ des grands seigneurs qui, leur quarantaine accomplie (quarante jours de service), rentraient chez eux. La croisade continua sous la direction du légat Arnaud-Amaury et sous le commandement effectif de Simon de Montfort. Elle s'accompagna de la prise et de la destruction des villes, du massacre des populations et des bûchers. Après Carcassonne, Montréal et Fanjeaux furent pris. Castres se soumit. Une délégation de ses habitants fit hommage à Montfort qu'ils reconnaissaient comme leur suzerain. Il mit ensuite le siège devant les châteaux de lastours. Les quatre forteresses défendues par Pierre-Roger de Cabaret tenirent bien, les croisés furent obligés de renoncer. Appelé par l'évêque de Pamiers, Simon de Montfort s'empara au passage de Mirepoix, Pamiers se donna ensuite à Simon. Il en devint le seigneur à la place du comte de Foix dépossédé. Apres Pamiers il prit possession d'Albi. Il était désormais vicomte de Béziers et de Carcassonne, seigneur de l'Albigeois et du Razès.  
 
 
MINERVE 
 
En juin 1210, les croisés mirent le siège devant Minerve. La cité était défendue par son seigneur, Guillaume de Minerve. Les conditions du siège, qui dura cinq semaines, furent très dures en raison d'un été torride. L'eau des citernes s'épuisa. Les deux ruisseaux qui coulaient au pied de la citadelle s'asséchèrent. La maladie et l'épuisement des défenseurs firent le reste. Guillaume de Minerve essaya de parlementer, en vain. Il fut obligé de capituler. Il aurait la vie sauve, et les habitants aussi, à condition qu'ils fissent leur soumission à l'Eglise et que les Cathares abjurassent. Ceux-ci refusèrent, comme d'habitude. Cent quarante furent brûlés sur un immense bûcher.  
 
 
LAVAUR 
 
Simon de Montfort continua méthodiquement la conquête des forteresses et des villes du pays. La presque totalité des châteaux de l'Albigeois et du Tarn se rendirent. En 1211, un autre succès important s'ajouta à la liste déjà longue des cités et châteaux tombés aux mains des croisés: la prise de Lavaur. Ici, comme deux ans plus tôt à Béziers, les croisés exterminèrent tous les habitants coupables d'hérésie. Les chevaliers furent pendus ou passés au fil de l'épée. Aimery de Montréal fut lui-même exécuté et dame Guiraude sa soeur a qui la ville appartenait fut précipitée au fond d'un puits, puis enfouie sous des pierres qu'on jeta sur elle. Pas la moindre pitié de la par des croisés.  
 
 
LA BATAILLE DE MURET 
 
En 1213, la guerre, qui s'était calmée fin 1212, se ranima et les croisés eurent à faire face à une armée coalisée. Le comte de Toulouse, dépossédé, et le comte de Foix avaient appelé à leur aide leur puissant voisin, Pierre II d'Aragon. Pierre II avait essayé à plusieurs reprises de s'entremettre entre les croisés et les grands seigneurs du midi pour faire cesser le conflit. IL avait même sollicité dans ce but le roi Philippe-Auguste. A la suite de ces démarches, Innocent III avait pris la décision, en janvier 1213, d'arrêter, ou tout au moins de suspendre, les hostilités. Mais en mai survint un coup de théâtre: après avoir reçu toute une information sur la situation du pays, le pape relançait la croisade. Il somma le roi d'Aragon d'abandonner la cause du midi, mais Pierre II prit parti pour son beau-frère le Comte Toulouse. Quittant l'Espagne , il invita le comte à venir le rejoindre avec son armée. Simon de Montfort se mit lui-même en marche. Le 11 septembre, en fin d'après-midi, il campait devant Muret. Les troupes s'ordonnèrent et se mirent en place des deux cotés. Celle du roi d'Aragon et du comte de Toulouse dans la plaine entre la Garonne et les coteaux de Perramon. Les croisés pénétrèrent dans la ville de Muret sans rencontrer de résistance. Simon de Montfort disposait de huit cents chevaliers et sergents à cheval et de sept cents hommes a pied. L'armée des coalisés Toulouse-Aragon aurait été composée de quatre milles chevaliers. Ils auraient eu en plus une infanterie de quarante mille (!) Hommes . Tout ce qu'il faut retenir, c'est la formidable supériorité des coalisés face aux croisés. Simon fit adopter son plan: Se battre en rase campagne. Il revêtit son haubert, ceignit sa ceinture d'armes, prit son heaume et se mit en selle. Ensuite, il fit sonner le signal de l'attaque. On était le 12 septembre 1213. La bataille s'engagea, dure, sauvage. Chez les coalisés, il semble qu'il n'y ait pas eu de plan organisé. Chaque corps, chaque chevalier se battait sans ordre, ni tactique. Les troupes de Foix, celles d'Aragon se heurtèrent à celles de France dans une mêlée confuse. Le roi Pierre II se porta dans cette charge avec fougue et témérité, sans prendre la précaution d'être suivi par ses écuyers. Attaqué par deux chevaliers français, Alain de Roucy et Florent de Ville, il tomba sous les coups et mourut sans qu'aucun de ses chevaliers eut pu le secourir. A la nouvelle de sa mort, les croisés crièrent de joie, les coalisés furent démoralisés et leurs troupes se débandèrent, ce que voyant, les chevaliers français s'abattirent sur elles et firent un carnage. On donne le chiffre de vingt mille tués. A aucun moment de la mêlée, le comte de Toulouse n'était apparu. Mortifié avant le début du combat par la réflexion d'un chevalier aragonais qui l'avait traité de couard, il s'était retire sous sa tente ou il attendait la fin de l'engagement. Cette attitude indigne et d'un prince et d'un chevalier lui coûta son comté de Toulouse.  
 
 
LE RETOUR DU COMTE 
 
Raymond VI dépossède, mais non soumis, entreprit de reconquérir ses domaines avec l'aide de son fils. Les deux hommes s'étaient réfugies en Italie. Il débarquèrent à Marseille ou ils furent accueillis triomphalement. La plupart des villes de Provence se soulevèrent à leur appel. Les deux comtes avaient le chemin libre pour arriver à Toulouse. Simon de Montfort partit en Provence pour s'opposer a l'avance des deux hommes, il fut oblige de partir pour Toulouse ou un mouvement de révolte s'était crée. Décidé à en finir avec la ville rose, il lança ses avant-gardes qui commencèrent à occuper les faubourgs. Devant cette attitude, les Toulousains se révoltèrent et réussirent a repousser les croises. Simon de Montfort lui-même dut se réfugier au château Narbonne. Apres avoir conduit une expédition en Bigorre, au comté de Foix et les Corbieres pour y remettre de l'ordre Montfort apprit que le comte de Toulouse avait repris sa ville ou il était entré en libérateur.  
 
 
LA MORT DE SIMON DE MONTFORT. 
 
L'hiver approchait. Simon de Montfort se rendait compte que la conquête de la ville serait difficile, étant donné la ténacité et l'ardeur de ses habitants. Le blocus qu'il essaya d'établir se montra inopérant. L'hiver passa sans amener de solution décisive. La bataille se réengagea. Les croisés occupèrent le faubourg Saint-Cyprien, sur la rive gauche de la Garonne. Le 2 juin, Simon de Montfort lança une grande opération qui serait, pensait-il, décisive. La bataille dura deux jours. Elle fut acharnée dans les deux camps. Le 25 juin, Simon, à la tête de ses troupes repoussa une attaque des Toulousains. En voulant porter secours à son frère Guy, blessé par un trait d'arbalète, une grosse pierre lancée par une perrière manoeuvrée par des Toulousaines l'atteignit à la tête. Il mourut sur le coup. 
"A terre, il tomba mort, livide, ensanglanté " dit la chronique.  
 
 
LES CROISES FURENT FRAPPES DE STUPEUR 
 
La nouvelle du trépas de Simon de Montfort se répandit dans la ville. On se précipita dans les églises pour faire sonner les cloches et brûler des cierges. Les croises furent frappés de stupeur.. Le corps de Simon de Montfort fut transporté au château Narbonnais.  
LE JEUNE COMTE DE TOULOUSE RAYMOND LE JEUNE 
Le successeur de Simon de Montfort fut son fils, Amaury de Montfort. Le 1er juillet, il tenta avec les croises un nouvel assaut contre Toulouse. Il fut refoulé. Il récidiva vainement. Les chefs de la croisade décidèrent de lever le siège. Le jeune comte de Toulouse Raymond le jeune se manifesta bousculant l'armée des croisés et faisant un massacre des chevaliers et des soldats du nord. ce fut une nouvelle bataille de Muret, mais cette fois la victoire avait changé de camp. Raymond le jeune en ressortit auréolé par son succès.  
 
 
LE FILS DU ROI DE FRANCE EN TERRE ALBIGEOISE 
 
Le roi de France Philippe-Auguste, se manifesta en envoyant une armée de mille hommes et six cents chevaliers conduite par son fils Louis en personne. L'armées de Louis rejoignit celle de Montfort . La ville de Marmande fut détruite tout comme Béziers dix ans plus tôt. Le 17 juin, Louis de France, accompagné de Armaury de Montfort, arriva devant Toulouse. Le troisième siège depuis 1212, dura quarante-cinq jours. A la surprise générale, sa quarantaine terminée, , le fils du roi de France leva le siège et partit pour Paris. Il jugeait que le fruit n'était pas encore assez mur. Les années passèrent avec des hauts et des bas dans les deux camps. Tous ces échecs incitèrent Amaury a abandonner ses fiefs du midi. Il avait fait connaître ses intentions au roi de France. Il lui proposait de lui céder à perpétuité la terre qu'il tenait ou devait tenir dans le pays Albigeois.  
 
 
LOUIS VIII 
 
Philippe-Aguste mourut le 14 juillet 1223. Son fils, Louis VIII, lui succéda.. Amaury de Montfort s'écroulait. Ce qui l'amena a signer une trêve avec Raymond et le comte de Foix, le 14 janvier 1224. Par cet acte, le fils de Simon s'engageait a rendre leur héritage tant aux chevaliers qu'a tous ceux qui ont été dépossèdés pour avoir adhèré au parti du comte. Le temps de la croisade était terminée. Raymond VII fit la paix avec l'église pour éviter une nouvelle descente du roi de France. Le 15 janvier 1224, amaury abandonne la cite de Carcassonne et quitta le pays avec les siens pour retourner en France. Le roi Louis VIII souhaitait faire une nouvelle descente dans le Languedoc, en dépit des avertissements du pape Honorius III qui souhaitait une autre solution. Le 30 janvier 1226, le roi de France prit la croix. Il réunit une armée considérable et descendit dans le midi. Amaury de Montfort prit part à cette croisade. A l'annonce d'une nouvelle armée de gens du nord, et au souvenir de la première croisade de 1209, de nombreux seigneurs du Lauragais, du pays de Foix, du Quercy, se soumirent. Le roi arriva jusqu'à Albi, arrivé la Loui VIII malade, épuisé, laissa le commandement a Humbert de Beaujeu et prit le chemin de retour vers Paris. Il mourut le 8 novembre 1226 a l'âge de trente-neuf ans. Il laissait un enfant de neuf ans, louis IX, le futur Saint Louis. La régence était exercée par sa mère, Blanche de Castille.  
 
 
LE TRAITE DE MEAUX-PARIS 
 
Les données n'étaient plus les mêmes que lors de la première croisade en 1209. Le roi de France avait pris parti. Ses troupes représentaient une force considérable. En juin 1228, l'armée royale campa devant Toulouse. Le siège dura trois mois. Il n'y eut pas de réaction de la part de Raymond VII. C'était vraiment la fin de la croisade albigeoise. En décembre 1228 et en janvier 1229, se tint à Meaux une conférence entre les représentants du roi de France et le comte de Toulouse pour fixer les conditions d'une paix durable. Raymond VII, au terme de ces accords, fut reconnu comme comte de Toulouse. Mais pour cela, il devait souscrire à une condition: le mariage de sa fille et unique héritière, Jeanne, avec un des frères du roi de France. Alphonse de Poitiers. En effet, Raymond de Toulouse resterait possesseur du comte sa vie durant. A sa mort, ses Etats reviendraient à sa fille Jeanne, et a elle seule, même si Raymond avait par la suite des enfants mâles. Et si le ménage de Jeanne et Alphonse mourait sans enfants, le comté reviendrait alors au roi de France. Et en 1271 , effectivement, Alphonse de Poitiers et Jeanne de Toulouse moururent à Savone, au retour de la croisade que Saint Louis avait entreprise. Le Comte de Toulouse fut l'héritage du roi de France. Le Languedoc était réuni à la couronne  
 
 
L'INQUISITION 
 
Le pape Grégoire IX avait chargé officiellement les prêcheurs de l'ordre nouvellement créé par saint Dominique de poursuivre et juger les hérétiques, l'inquisition était née. Les populations du Midi étaient tout à fait hostiles, elle apprirent vite a connaître ces religieux de bure blanche avec un long scapulaire noir qui interrogeaient rudement, et pouvaient les envoyer au bûcher si leur culpabilité avait été prouvée. En 1235, les dominicains avaient déclenché à Toulouse une chasse a l'hérésie. Les Toulousains se soulevèrent contre les inquisiteurs dirigés par Pierre Seila. Ils les expulsèrent de la ville. Les consuls interdirent aux habitants, sous peine d'arrestation, d'aider les frères prêcheurs. A Avignonet un groupe d'inquisiteurs était arrivé le 28 mars 1242 composé de Guillaume Arnaud, le franciscain Etienne de Saint-Thibery et de dix autres membres. Ils devaient passer la nuit chez le châtelain, Raymond d'Alfaro. Celui-ci, farouche partisan du comte de Toulouse, a qui il était d'ailleurs apparenté, ourdit un guet-apens. Il envoya des émissaires a Montsegur pour avertir le seigneur de la forteresse, Pierre-Roger de Mirepoix de la présence des inquisiteurs a Avignonet. Pierre-Roger de Mirepoix se mit en route, accompagné de quelques fidèles chevaliers. Ils massacrèrent tous les inquisiteurs. Leur forfait accompli, ils repartirent a Montsegur, acclamé par les populations des villages qu'il traversait. .  
 
 
LA FIN DE MONTSEGUR 
 
Le massacre d'Avignonet eut un grand retentissement dans le Languedoc et, par la suite, dans la chrétienté. Cette affaire représentait une raison de plus pour réduire les derniers îlots de résistance cathare. Montsegur en était un, et d'importance. On était en mars 1243. Les troupes assiégeantes étaient conduites par le sénéchal de Carcassonne, Hugues des Arcis, et par l'archevêque de Narbonne, Pierre Amiel. L'armée, forte d'environ dix mille hommes, planta ses tentes au pied de Montsegur. Les assièges étaient nombreux. Il y avait le seigneur du lieu Raymond de Pereille, Corba sa femme ses quatre filles, Jourdain, son fils, Alazais de Massabrac sa soeur, Marquesia de Lanta sa belle-mère, parfaite. La forteresse abritait les sergents et les hommes d'armes, commandes par Pierre-Roger de Mirepoix, gendre de Raymond de Pareille. Les cathares, habitaient les alentours du château, sur la terrasse nord. A combien de personnes s'élevait cette population, parfaits et laïcs, religieux et combattants confondus? . En tout trois cent soixante hommes, femmes, enfants. L'hiver est long dans les montagnes de l 'Ariege. Les défenseurs espéraient recevoir des renforts du comte de Toulouse. Cet espoir fut vain. Les escarmouches continuèrent pendant l'hiver, en dépit du froid et de la neige. A la longue, les ressources des défenseurs s'épuisèrent. Leur volonté de résistance s'affaiblit et un esprit de défaitisme s'installa parmi eux. Roger de Mirepoix comprit que la situation était sans issue. Il entreprit en mars 1244 des négociations avec le sénéchal de Carcassonne, Hugues des Arcis. La capitulation fut décidée. Le mercredi 16 mars 1244, deux cent vingt-quatre cathares, n'ayant rien renié de leur foi, quittèrent le château.. Ils furent brûles sur un immense bûcher devant l'armée du roi de France. Pour la petite histoire avant la reddition, vingt et un catholiques demandèrent a devenir cathares. On connaît leurs noms. Il y avait entre autres la femme de Raymond de Pareille, Corba et sa fille Esclarmonde. Elles rejoignaient ainsi leur mère et grand-mère, Marquesia de Lanta déjà cathare. Ce dernier acte montre la puissance de la foi cathare sur ces gens qui savaient qu'en agissant ainsi, ils étaient inéluctablement voues au bûcher. Il faudra encore une centaine d'année pour venir à bout de la religion cathare, en 1329 les derniers cathares furent brûles à Carcassonne.  

LA RELIGION DES PARFAITS

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voyance par mail rapide 29/04/2016 15:23

C'est avec plaisir que je regarde votre site ; il est formidable. Vraiment très agréable à lire vos jolis partages .Continuez ainsi et encore merci.

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