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Le POURQUOI du COMMENT !!!

Le POURQUOI du COMMENT !!!

Pour les esprits !!! Quand on boit de l'eau, ne jamais oublier sa source, J'AI DIT !


Franc-maçonnerie: explications!

Publié par Platelayer sur 9 Avril 2008, 22:17pm

Catégories : #Culture

Comme çà vous en saurez un peu plus!

La franc-maçonnerie est une forme d'organisation associative, qui recrute ses membres par cooptation et pratique des rituels initiatiques faisant référence à un secret maçonnique et à l'art de bâtir. 
 
Apparue en Écosse puis en Angleterre au XVIIe siècle, elle se décrit, suivant les époques, les pays et les formes, comme une « association essentiellement philosophique et philanthropique », comme un « système de morale illustré par des symboles » ou comme un « ordre initiatique ». Organisée en obédiences depuis 1717 à Londres, la franc-maçonnerie dite spéculative - c'est-à-dire philosophique - fait référence aux Anciens Devoirs de la maçonnerie dite opérative formée par les corporations de bâtisseurs qui édifièrent, entre autres, les cathédrales. 
 
Elle prodigue un enseignement ésotérique, adogmatique et progressif à l'aide de symboles et de rituels. Elle encourage ses membres à œuvrer pour le progrès de l'humanité, tout en laissant à chacun de ses membres le soin de préciser à sa convenance le sens de ces mots. La bienfaisance est l'un de ses moyens d'action. Sa vocation se veut universelle bien que ses pratiques et ses modes d'organisation soient extrêmement variables selon les pays et les époques. Elle réunit, dans de nombreux pays répartis sur toute la surface du globe, des personnes qui se sont donné pour but de travailler à leur amélioration spirituelle et morale. 
 
Elle s'est structurée au fil des siècles autour d'un grand nombre de rites et de traditions, ce qui a entraîné la création d'une multitude d'obédiences qui ne se reconnaissent pas toutes entre elles. Elle a toujours fait l'objet de nombreuses critiques et oppositions, aux motifs très variables selon les époques et les pays. 
 
Une discipline de réflexion porte sur elle : la maçonnologie. 
 
 
 
 
Jusqu'au milieu du XXe siècle, l'histoire de la franc-maçonnerie fut exclue du champ de l'histoire universitaire classique. 
 
Depuis, l'historiographie maçonnique a pu se développer et se constituer en une discipline autonome, la maçonnologie, consacrée à une étude élargie de l'univers culturel et intellectuel très varié que constitue la franc-maçonnerie. 
 
La franc-maçonnerie offre à l'historien de nombreux documents (manuscrits, diplômes, gravures, caricatures, articles de journaux, imprimés). Elle a produit également un grand nombre d'objets rituels (tabliers maçonniques, tableaux de loge, vaisselle, médailles commémoratives, etc.), mais également de la vie courante (montres, pipes, tabatières, sujets en faïence) exposés au public dans plusieurs musées ou expositions permanentes. 
 
 

Origines légendaires
 
 
Bien que les premières véritables loges de francs-maçons, distinctes des corporations, soient apparues au XVIIe siècle, en Écosse, la franc-maçonnerie a toujours ajouté à cette origine historique une origine légendaire et symbolique plus ancienne, support du travail initiatique de ses membres. 
 
Les premiers francs-maçons positionnaient symboliquement cette origine mythique aux origines de la maçonnerie elle-même (comprendre aux origines de l'art de bâtir). Dans un siècle où les travaux de la paléontologie n'existaient pas encore, il fut tout naturel pour eux de placer cette origine à l'époque d'Adam (le premier homme, selon la conception de l'époque), à celle de Noé (construction de l'arche et religion première) ou, beaucoup plus fréquemment, à celle de la construction du temple de Salomon par l'architecte Hiram Abi. 
 
Vers 1390 déjà, le « Manuscrit Régius », qui décrivait les usages des maçons anglais, plaçait emblématiquement leur corporation sous l'égide d'Euclide et de Pythagore, pères de la géométrie, et sous la protection du roi Athelstan d'Angleterre. 
 
En 1736, en France, le chevalier de Ramsay rattache la franc-maçonnerie aux Croisés. D'autres, un peu plus tard, transformeront cette référence en une référence symbolique au Saint Empire romain germanique, ou à l'Ordre du Temple (en Allemagne, en Angleterre et en France). 
 
Suite à la parution en France du Séthos de l'abbé Jean Terrasson en 1731 puis à la redécouverte de l'Égypte antique par les occidentaux, c'est tout naturellement que certains rituels maçonniques déplacèrent l'origine symbolique à l'époque de la construction des pyramides. 
 
Au milieu du XIXe siècle romantique enfin, à l'occasion de la redécouverte de l'héritage du Moyen Âge, le mythe maçonnique renforça tout aussi naturellement ses références à la construction des cathédrales. 
 
Derrière toutes ces apparentes modifications symboliques se détache clairement une constante : la franc-maçonnerie s'est toujours placée sous le patronage symbolique de tous ceux qui firent progresser, tout au long de l'histoire, l'art de bâtir et les valeurs dont elle se réclame. 
 
Fondation des premières loges 
Article détaillé : Loge maçonnique.
 
 
Marques de maçons, Rosslyn Chapel, ÉcosseUne loge maçonnique est une structure locale regroupant typiquement quelques dizaines de francs-maçons. 
 
La plus ancienne loge maçonnique connue dont on puisse clairement établir qu'elle était structurellement distincte de la corporation locale de maçons opératifs (à laquelle elle restait cependant adossée) fut celle de Mary's Chapel, fondée en 1599 sous l'autorité de William de Saint Clair, à Édimbourg en Écosse. Comme elle, la plupart des toutes premières loges maçonniques distinctes des corporations sont écossaises et créées sous le régime des Statuts Schaw. Elles sont jalouses de leur indépendance et pratiquent : 
 
soit l'ancienne cérémonie d'admission datant des corporations et connue sous le nom de « Rite des Anciens Devoirs »  
soit, à partir des années 1630 et en milieu presbytérien, un rituel d'initiation fort simple, connu sous le nom de « Rite du Mot de maçon ». Ce rituel comporte la transmission d'un « secret », à l'origine composé uniquement d'une poignée de main et de deux mots de passe.  
 
Ces deux rites sont comparables à ceux qu'on peut trouver dans d'autres corporations ou confréries de métiers de l'époque, telle que, par exemple, celle des francs-jardiniers[15]. Toutefois, la prééminence donnée dans la société de l'époque au métier de maçon, leur réputation et celle de leur rituel attirèrent dans leurs rangs, surtout à partir de 1670, d'assez nombreux gentilshommes et bourgeois. Assez souvent ceux-ci, après avoir reçu l'initiation maçonnique, continuaient à se passionner pour le sujet mais fréquentaient assez peu les réunions ordinaires de leurs loges. 
 
Avant la fin du XVIIe siècle, il y eut également une trentaine de loges en Angleterre. Sir Robert Moray fut initié à Newcastle le 20 mai 1641 et le célèbre savant Elias Ashmole dans la loge de Warrington, Lancashire, le 16 octobre 1646. D'après son journal, ce dernier continua à s'intéresser à la franc-maçonnerie mais ne retourna en loge que quelques vingt ans plus tard. 
 
Les loges maçonniques britanniques de cette époque rassemblent essentiellement des citadins de condition modeste, des artisans et des petits commerçants. Elles n'ont presque plus de liens avec le métier de maçon et ressemblent beaucoup aux sociétés amicales comme celles des francs-jardiniers ou des Odd Fellows. Leur objet principal est la bienfaisance et l'entraide mutuelle, à une époque où il n'existe pas de protection sociale publique. Elles aident leurs membres malades ou privés d'emploi, participent aux frais de leurs obsèques et assistent si besoin leurs veuves ou leurs orphelins. Les cérémonies et rituels de l'époque sont fort simples. La Loge d'Alnwich fut fondée en 1701 et celle de York en 1705. 
 
La manière exacte dont les loges « spéculatives » (c’est-à-dire philosophiques) se sont séparées des loges « opératives » (de métier) reste mal connue et demeure un sujet de recherche et de débats entre les spécialistes. L'hypothèse, dite « théorie de la transition », selon laquelle les loges opératives anglaises se seraient progressivement transformées en loges spéculatives au cours du XVIIe siècle en Angleterre, n'est plus aujourd'hui soutenue par les historiens. Il semblerait qu'en Écosse, à l'époque en guerre contre l'Angleterre, les loges de type opératif organisées selon les statuts Shaw aient admis en leur sein quelques personnages n'appartenant pas au métier. Ils y faisaient figure de membres honoraires et n'assistaient presque jamais aux réunions. En Angleterre en revanche, il n'existait déjà plus à cette même époque aucune organisation de maçons opératifs. Le lien entre les deux types de maçonnerie pourrait donc avoir été établi par l'intermédiaire des sociétés amicales, jointe à l'action d'intellectuels tels que Robert Moray, Elias Ashmole ou James Anderson, initiés dans des loges d'origine écossaise mais exerçant leur activité en Angleterre. 
 
 
Fondation des premières Grandes Loges 
Article détaillé : Obédience maçonnique.
 
 
La taverne « Goose and Gridiron », à Londres.Une Grande Loge est un regroupement de plusieurs loges. 
 
Le 24 juin 1717, jour de la fête de la Saint Jean, quatre loges londoniennes (« L’Oie et le Grill », « Le Gobelet et les Raisins », « Le Pommier » et « La Couronne ») se réunirent dans la taverne à l'enseigne « The Goose and Gridiron » et formèrent la première Grande Loge, la « Grande Loge de Londres et de Westminster ». 
 
Ce groupe sera plus tard appelé, informellement, les « Moderns ». Il s'appuiera sur les constitutions publiées en janvier 1723 par le pasteur écossais presbytérien James Anderson avec l'appui du pasteur et scientifique anglican Désaguliers et opèrera une synthèse entre la maçonnerie anglicane du « Rite des Anciens Devoirs » et la maçonnerie d'origine calviniste du « Rite du Mot de maçon », substituant à ces deux rattachements confessionnels un rattachement plus vaste au concept de « religion naturelle » qu'il encadre toutefois par ses références à la « Sainte Trinité ». 
 
 
Tableau des loges de la Grande Loge de Londres vers 1735.C'est à partir de cette Grande Loge que la franc-maçonnerie se répandit en une vingtaine d'années dans toute l'Europe puis progressivement dans l'ensemble des colonies européennes, ce qui incluait à l'époque l'Amérique, l'Australie et une bonne partie de l'Afrique et de l'Asie. C'est ainsi que furent fondées des loges en Russie (1717), en Belgique (1721), en Espagne (1728), en Italie (1733), en Allemagne (1736). De nouvelles Grandes loges apparurent à leur suite: la Grande Loge d'Irlande (1725), la Grande Loge d'Écosse (1736) ou la Grande Loge de France (1738[21]). 
 
Quelques années plus tard autour de la Loge de York puis surtout autour d'autres loges londoniennes, une autre Grande Loge anglaise, sous le nom de Grand Lodge of Ancient Masons, se forma et s'opposa à la première, à laquelle elle reprochait d'avoir déchristianisé le rituel. Elle s'appuiera sur les constitutions de Laurence Dermott (Ahiman Rezon - 1751) et inspirera à son tour un certain nombre de loges en-dehors du Royaume-Uni, ainsi que dans les colonies d'Amérique du Nord. 
 
À l'époque des guerres napoléoniennes et du premier affrontement des empires européens, les deux Grandes Loges britanniques se rassemblèrent en 1813 autour d'une nouvelle obédience, nommée Grande Loge unie d'Angleterre (United Grand Lodge of England) dans un « Traité d'Union » d'inspiration plus « ancienne » que « moderne ». Dans le même temps, l'empereur Napoléon Ier imposait en France la réorganisation de la franc-maçonnerie autour du Grand Orient de France et d'une orientation plus proche de celle des « modernes ». 
 
 
Développement des différents rites maçonniques
 
 
Un rite maçonnique est un ensemble cohérent de rituels et de pratiques maçonniques. 
 
Au XVIIe siècle, les rituels maçonniques, beaucoup plus simples que ceux du siècle suivant, n'étaient pas censés être écrits et n'étaient jamais imprimés. Ils ne sont plus connus de nos jours que grâce à un très petit nombre de notes manuscrites ayant échappé à la règle et au temps, ainsi que par quelques anciennes divulgations. L'étude de ces documents montre qu'ils évoluèrent assez considérablement au fil du temps. 
 
 
 
France, XVIIIe siècleAu XVIIIe siècle, après la réorganisation des pratiques consécutive à la fondation des premières Grandes Loges, les Ancients et les Moderns pratiquent de nouveau des rituels assez similaires, qui ne se distinguent que par un assez petit nombre de points remarquables, tels que la place de certains éléments symboliques, la manière de transmettre les mots de passe, ou une référence plus ou moins importante à la religion chrétienne. 
 
Cependant, dès les années 1740, on voit apparaître de nouvelles divergences, à côté des rituels traditionnels des trois premiers degrés, sous la forme de plusieurs centaines de rituels de degrés additionnels dits de « hauts grades » dont beaucoup n'étaient que des variantes les uns des autres, ou restèrent à l'état de projets, ou ne furent en réalité jamais vraiment pratiqués. Cette multiplication des rituels maçonniques aboutit à diverses initiatives visant à normaliser les pratiques et à les rassembler en ensembles cohérents et stables : les rites maçonniques. Les plus connus à travers le monde sont, outre le Rite des Anciens Devoirs et le Rite du Mot de maçon déjà mentionnés mais aujourd'hui disparus, le Rite émulation, le Rite écossais ancien et accepté, le Rite d'York et le Rite Français. Un peu plus d'une dizaine d'autres, d'ancienneté et de notoriété extrêmement diverses, sont pratiqués à travers le monde. En 1830, le livre intitulé « le tuileur de Vuillaume » en recensait pas moins de 52 en tout, dont beaucoup ne sont plus usités de nos jours. 
 
Les différences entre tous ces rites sont généralement minimes en ce qui concerne les trois degrés fondamentaux de la franc-maçonnerie, et ne deviennent substantielles qu'au niveau des degrés additionnels et facultatifs parfois nommés « hauts-grades ». 
 
 
Organisation
 
 
La franc-maçonnerie est organisée en loges, qui sont les groupes fondamentaux, les seuls qui disposent du pouvoir essentiel en franc-maçonnerie : celui d'initier de nouveaux membres. Ces loges sont elles-même regroupées en obédiences qui sont des fédérations de loges (ou ateliers) ou de rites. Enfin, l'expression « Ordre maçonnique » désigne l'idéal d'une franc-maçonnerie universelle. Cette organisation en loges et ordres fut largement copiée par la suite par de nombreuses sociétés amicales non-maçonniques, principalement au Royaume-Uni et aux États-Unis. 
 
 
Les deux branches principales
 
 
Franc-maçon anglais au XIXe siècleBien qu'il existe un nombre important d'obédiences maçonniques, toutes très différentes dans leurs pratiques et leurs conceptions, on peut néanmoins tenter de les répartir en deux branches principales. Si on devait nommer ces deux branches de la franc-maçonnerie, on pourrait leur donner le surnom approximatif, et quelque peu réducteur, de branches libérale et traditionnelle. 
 
La branche traditionnelle est la branche la plus répandue dans le monde. Elle regroupe surtout les obédiences qui s'intitulent « régulières », c'est-à-dire qui se réfèrent aux usages anciens (« Anciens Devoirs »), codifiés au cours du temps dans différentes listes de « règles » ou de « landmarks ». Elle a comme caractéristique principale de ne pas traiter de sujet politique ou religieux, et donc de question se rapportant à la construction de la société. Cette branche « traditionnelle » peut à son tour être séparée en deux groupes :  
 
Le groupe « principal » (mainstream) est numériquement de loin le groupe le plus important dans le monde. Il est composé par l'ensemble des Grandes Loges qui sont reconnues comme « régulières » entre elles et par la Grande Loge Unie d'Angleterre (United Grand Lodge of England) et qui la considèrent en retour comme la Grande Loge mère de toutes les obédiences régulières. La Grande Loge Unie d’Angleterre n’a pas d’autre action directe sur le plan international que celle d’accorder, refuser ou retirer sa "reconnaissance" mais le soin scrupuleux que met cette obédience à respecter et à faire respecter les principes qu'elle a été la première à codifier en 1929 dans les 8 « principes de base pour la reconnaissance par elle des autres grandes loges », parfois aussi appelés « règle en 8 points », donne à ses « reconnaissances » en ce domaine un poids et un prestige particuliers.  
L'ensemble des autres obédiences traditionnelles qui, tout en respectant les Anciens Devoirs, ne sont pas reconnues par le groupe principal pour diverses autres raisons, telles que la préférence accordée à une autre obédience régulière dans le même pays.  
 
La branche libérale qui s'intitule parfois « adogmatique » (parce qu'elle n'impose aucune croyance particulière et accepte les athées) poursuit la tradition d'ouverture et de tolérance de la Grande Loge d'Angleterre dite des Moderns d'avant 1813. Elle refuse de reconnaître celles des grandes loges traditionnelles qui pratiquent la ségrégation raciale (grandes loges « caucasiennes » des USA) ou religieuse (grandes loges exclusivement chrétiennes de Scandinavie). Les travaux de ses loges sont spirituels, sociaux voire politiques pour les obédiences les plus libérales. Le Grand Orient de France, né en 1773 et descendant des premières loges françaises de 1728 est aujourd'hui l'obédience la plus ancienne de cette branche. La Maçonnerie Libérale est composée d'obédiences masculines, mixtes et féminines. Des accords les lient souvent entre elles, mais pas toujours.  
 
Le schisme de 1877 
Querelle du Grand Architecte de l'Univers.
 
 
Il fut une époque où le Grand Orient de Belgique, le Grand Orient de France et la Maçonnerie anglo-américaine se reconnaissaient mutuellement. Mais la plupart des obédiences régulières cessèrent leurs relations avec eux à la suite de querelles concernant l'admission de non-croyants parmi les francs-maçons. 
 
En Belgique, le conflit entre l'Église catholique romaine et la franc-maçonnerie amena le Grand Orient de Belgique à supprimer de ses rituels et documents toute mention du Grand Architecte de l'Univers dès 1875. 
 
En France, dans une situation similaire qui voyait l'Église catholique, alors très majoritaire, condamner avec vigueur à la fois la franc-maçonnerie et les institutions républicaines de la France, le Grand Orient de France commença par renoncer en 1877 à l'obligation, pour ses membres, de croire « en Dieu et en l'immortalité de l'âme ». Dix ans plus tard, il rendit facultative la référence au Grand Architecte de l'Univers dans ses rituels. Il les expurgea aussi en très grande partie des symboles et enseignements relevant d'une transcendance judéo-chrétienne. Suite à ces évolutions, la Grande Loge unie d'Angleterre, après plusieurs requêtes et démarches, le déclara irrégulier de par le monde. Elle fut au fil du temps suivie dans cette démarche par toutes les autres obédiences de son groupe et cette situation est toujours d'actualité aujourd'hui. 
 
Toutefois, une étude américaine récente a démontré que le Grand Orient de France avait déjà commencé à perdre la reconnaissance de certaines Grandes Loges des USA dès 1869 pour d'autres raisons, liées à la politique raciale de ces grandes loges, et qu'inversement, il conserva des relations de reconnaissance avec 12 autres Grandes Loges américaines après 1918. 
 
Pratiques
 
 
Les pratiques varient dans leurs détails suivant le rite suivi par la loge. Toutefois, il existe d'assez nombreuses constantes: 
 
 
Recrutement
 
 
Si la cooptation est la règle en franc-maçonnerie, chacun est cependant libre de déposer sa candidature. Les sites web de certaines obédiences fournissent même un formulaire qu'il suffit d'utiliser. Si on connaît l'adresse d'une loge particulière, il est également possible de lui écrire. En pratique, il y a peu de candidatures spontanées : la plupart des postulants connaissent un membre de la loge qui leur a proposé de les instruire sur la démarche maçonnique et de parrainer leur candidature. Cependant le processus d'admission est le même pour tous et prend du temps. 
 
Il faut être majeur ainsi que libre et de bonnes mœurs pour devenir franc-maçon. Si cette Liberté visait autrefois à exclure l'esclave, son interprétation évolua rapidement au sens de libre de tout préjugé, ouvert à une remise en question de soi. Être « de bonnes mœurs » se traduit aujourd'hui, entre autres, par un casier judiciaire vierge. Une fois la candidature introduite, le postulant pourra être interviewé à différentes reprises pour évaluer si sa démarche est honnête, sincère, murie et motivée, et si elle s'adresse à la loge la plus susceptible de correspondre au sens de sa quête spirituelle. En fonction de leurs landmarks, certaines obédiences de la branche traditionnelle exigent que le candidat soit chrétien (Grande Loges scandinaves), d'autres ne lui demandent que d'affirmer sa foi en Dieu, d'autres enfin se bornent à exiger de lui qu'il accepte l'existence d'un Être suprême. Dans les obédiences libérales, aucune croyance particulière n'est exigée. 
 
Au terme de la procédure, à l'issue d'une audition sous le bandeau devant la loge réunie, celle-ci décide en toute souveraineté d'initier — ou non — un nouveau membre. En cas de refus, le ou les parrains aident le candidat malheureux à analyser son échec et, à moins d'un motif grave, une nouvelle demande peut être introduite au bout d'une période de maturation. On dira de ce candidat qu'il s'est fait blackbouler, le vote des membres de la loge se faisant traditionnellement à l'aide de boules blanches et noires. 
 
Un franc-maçon peut à tout moment se mettre « en sommeil » - c'est-à-dire cesser de participer aux activités tout en continuant de payer sa cotisation - ou présenter sa démission. Les maçons aiment dire que la difficulté d'y entrer et la facilité d'en sortir font de la franc-maçonnerie tout le contraire d'une secte. 
 
 
Initiation
 
 
Rituel d'initiation. Gravure anglaise, 1809Une fois le candidat accepté par la loge, il est initié au cours d'une cérémonie particulière. Celle-ci peut être légèrement différente selon les rites, mais son déroulement consiste toujours en une série d'épreuves qui mènent symboliquement l'impétrant d'un état d'obscurité, d'aliénation et d'enfermement à un état d'illumination, d'ouverture et de liberté. Les premiers signes de reconnaissance lui sont alors enseignés et l'initié devient apprenti. 
 
 
Statut des membres
 
 
Dans cette société initiatique, les frères et sœurs sont d'abord « apprentis » avant de passer « compagnons » puis d'être élevés à la « maîtrise ». Durant tout le temps où le nouveau membre sera apprenti, il ne lui sera pas permis de prendre la parole au sein de la loge : il devra seulement écouter, afin de s'imprégner de l'esprit des tenues. 
 
À ces trois degrés fondamentaux s'ajoutent différents systèmes facultatifs de « hauts grades » échelonnés sur un nombre variable de degrés additionnels (trente degrés supplémentaires au Rite Écossais Ancien et Accepté, quatre au Rite Écossais Rectifié, six au Rite Opératif de Salomon et jusqu'à 90 et 96 dans certains rites égyptiens). Dans les systèmes où ils sont nombreux, seuls quelques-uns de ces grades sont réellement pratiqués lors des "tenues". 
 
Une loge est encadrée par les « cinq lumières » : le vénérable maître-en-chaire (ou président), le premier surveillant, le second surveillant, l'orateur (dans les rites d'origine française) et le secrétaire. Il existe aussi d'autres « officiers » occupant des fonctions (offices) spécifiques. Celles-ci n'ont aucun rapport avec le grade ou degré (hormis qu'il faille être maître depuis deux ou trois ans). Les officiers sont généralement élus chaque année par la loge. Suivant les loges, les fonctions sont reconductibles deux ou trois ans. 
 
 
Les tenues
 
 
Les francs-maçons se réunissent dans des temples où les réunions, appelées tenues, se déroulent selon le rituel adopté par l'atelier, le rite ou l'obédience. Les maçons portent un tablier et des gants blancs, les officiers sont en outre munis d'objets symboliques (maillet, glaive, …). Les tenues sont présidées par le Vénérable Maître-en-chaire. Certaines tenues sont dites « blanches ouvertes » parce qu'elles sont ouvertes à des profanes, d'autres « blanches fermées » car l'orateur est profane et l'assemblée composée de maçons. 
 
Dans la tradition d'origine française, les membres de la loge présentent à tour de rôle, pendant la "tenue", des travaux de réflexion symboliques, philosophiques, sociaux ou d'actualité nommés morceaux d'architecture ou plus communément « planches » qui sont ensuite discutés au sein de la loge. Dans la tradition d'origine britannique, ces exposés sont le plus souvent présentés en dehors des tenues symboliques. 
 
 
Banquet maçonnique, France, vers 1840.Une des particularités de la discussion en loge repose sur des principes dont l'efficacité est avérée : 
 
on demande au vénérable la prise de parole ;  
on s'adresse à lui ;  
c'est le vénérable qui dirige les débats et passe la parole à ceux qui l'ont demandée ou qui peuvent être utiles à la progression du sujet traité ;  
on s'exprime avec courtoisie en respectant le point de vue des autres ;  
on n'interrompt en aucun cas celui qui a la parole et on ne manifeste en aucune manière son approbation ou sa désapprobation tant qu'on n'a pas obtenu la parole pour ce faire.  
Enfin, certaines tenues sont consacrées à des événements particuliers : ouverture de la loge en début d'année, initiations de profanes, banquet rituel aux solstices d'hivers et d'été, élections de fin d'année, etc. 
 
Au rite émulation, les agapes, toujours rituelles, sont censées être le prolongement naturel et obligatoire de la tenue. 
 
 
Personnalités franc-maçonnes
 
 
De très nombreuses personnalités ont appartenu à la franc-maçonnerie. Parmi les plus connues et les plus souvent citées figurent Benjamin Franklin, Voltaire, Goethe, Mozart, George Washington, Théodore Roosevelt, Frédéric II, Jules Ferry, Simon Bolivar et bien d'autres, dont les biographies ont été regroupées dans la Catégorie:Personnalité de la franc-maçonnerie. 
 
 
Valeurs et objectifs affichés
 
 
La maçonnerie revendique un certain nombre de valeurs. Ses membres s'estiment ainsi liés par des idéaux, tant éthiques que métaphysiques. 
 
 
Croyances religieuses
 
 
Le Grand Architecte de l'Univers. Par William Blake, 1794 ; conservé au British Museum.L' esprit de tolérance fait partie des valeurs affichées par la franc-maçonnerie. 
 
La spiritualité étant omniprésente autant dans le symbolisme que dans la démarche philosophique sur laquelle repose l'ensemble de la franc-maçonnerie, la très grande majorité des loges requiert la croyance en un « Être Suprême » ou « Grand Architecte de l'Univers ». Mais le terme de « Grand Architecte » peut être interprété de façon très diverse d'une loge à l'autre. Il est parfois entendu de manière symbolique, en incluant des visions traditionnelles de « Dieu » ou de la Nature, dans le sens de Baruch Spinoza et Goethe, ou des visions athées de « réalité ultime », ou d'unité cosmique comme on peut en trouver dans certaines religions orientales et dans l'idéalisme occidental. D'autres loges, principalement nord-américaines, récusent les acceptations dérivées des religions naturalistes et humanistes. Depuis le début du XIXe siècle, certaines obédiences ont des exigences religieuses supplémentaires, comme le théisme ou la croyance en l'immortalité de l'âme. La franc-maçonnerie qui prédomine en Scandinavie accepte uniquement les chrétiens. 
 
Dans les branches dérivées de la franc-maçonnerie dite "libérale", cette croyance en un « Être Suprême » est facultative et les agnostiques ou les athées sont acceptés sans problème, ce qui est devenu la principale cause des mésententes entre les obédiences traditionnelles et libérales. 
 
Symbolique
 
 
La franc-maçonnerie « symbolique » ou « bleue », celle des trois premiers degrés de l'initiation, emprunte beaucoup de ses symboles à l'art de bâtir pratiqué par les constructeurs des cathédrales au Moyen Âge qu'elle considère comme ses prédécesseurs et dont elle a hérité la notion même de loge, l'endroit où se réunissent les ouvriers. À ce titre, la franc-maçonnerie ou Art royal a des points communs avec le compagnonnage et partage avec lui des symboles et valeurs. Les francs-maçons se disent spéculatifs (du latin speculare, réfléchir) par rapport aux compagnons-maçons qu'ils qualifient d'opératifs. 
 
L'équerre et le compas, le maillet et le ciseau, le niveau et le fil à plomb, la règle et le levier, la truelle et bien d'autres symboles appartiennent à cette tradition. Quant au personnage d'Hiram et au mythodrame qui le présente comme l'architecte du temple de Salomon, il opère une rupture avec la tradition opérative et amorce une transition avec des thèmes symboliques explorés aux degrés suivants comme l'alchimie, la kabbale et la tradition chevaleresque. 
 
Mozart, lui-même franc-maçon, dans son opéra : La Flûte enchantée, fait usage du symbolisme de la franc-maçonnerie[34]. 
 
 
Ésotérisme
 
 
Bien qu'elle ne propose pas à proprement parler une doctrine qui serait cachée aux non-initiés, la franc-maçonnerie est parfois considérée comme ésotérique dans sa pratique, dont certains aspects ne sont généralement pas révélés au public. 
 
Plusieurs raisons ont été invoquées pour expliquer ces « secrets » : 
 
La maîtrise des pratiques tenues secrètes (par exemple la maîtrise de certaines gestuelles) sert de moyen de reconnaissance entre les francs-maçons.  
La franc-maçonnerie utilise, pour explorer les problèmes éthiques, un système d'initiation par degrés qui ne peut se concevoir qu'au moyen d'un enseignement et d'une révélation progressive.  
Elle s'est développée à un moment où le souvenir des guerres de religion et des persécutions religieuses était encore très présent dans les mémoires, et où il valait mieux se cacher pour parler librement de sujets sensibles.  
Toutefois, tous les rituels appartenant au processus d'initiation ayant tous été publiés depuis longtemps, certains considèrent qu'il n'y aurait plus aucun secret à découvrir en franc-maçonnerie en dehors de ceux que constituent, selon les adeptes, la « magie du vécu » et l'élaboration lente d'une compréhension intime du processus initiatique maçonnique, incommunicables par nature à qui ne les a jamais expérimentées. 
 
La franc-maçonnerie se présente donc aujourd'hui plus souvent comme une société « discrète » que comme une société « secrète ». Chaque maçon est libre de se dévoiler mais ne peut dévoiler un autre maçon vivant. 
L'historiographie maçonnique

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voyance gratuite par mail 04/08/2016 11:15

Super blog, j'adore vos articles et reportages, bonne continuation.

christian et renee :0027: 15/06/2008 11:03

bravo , voilà un article très interessant , je connais effectivement des francs maçons , mais tes explications ont complété mes information , c' est fort bien expliqué .J' aimerai te poser une question , tu as voulu faire partie de ma communauté , mais je ne te connais pas et je le regrette car tu ne viens jamais chez moi , et de mon côté c' est la première fois que je te rend visite , que de regrets , j' ai l' impression que tu es à la S.N.C.F. mon frère y était et maintenant est à la retraite , il travaillait à LUNEVILLE (près Nancy en Lorraine) .Bonne continuation et peut-être à un de ces jours si tu le veux bien.En attendant gros bisous marseillais de RENEE et CHRISTIAN dits mamiekéké et cricri d' amour .

Platelayer 16/06/2008 04:18



merci beaucoup pour ce compliment, celà me va droit au coeur.



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